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Chansons-Pendules

J’ai souvent l’impression que la vie se déroule par cycles. Ainsi, certains amis qui ont été  très présents pendant des années s’effacent de notre existence ou s’en éloignent, et c’est tout à fait dans l’ordre des choses. D’autres, peu importe où ils se trouvent sur la planète, restent inconditionnellement proches, et c’est aussi dans l’ordre des choses. Il y a des amitiés qui sont, comment dire… intemporelles.

Quelques anciens collaborateurs du regroupement musical Connivence sont pour moi des « intemporels ». Après des mois ou même des années de silence, c’est donc sans étonnement que je reçois de temps à autre un courriel ou un coup de fil de leur part, comme si nous nous étions parlé la veille.

Mon ami Gilles Legault a tout de même réussi à me surprendre récemment en m’annonçant qu’il venait de lancer un nouveau CD, intitulé « Chansons-Pendules », avec son complice et allié de la première heure Mario Gratton. J’ai tout à coup eu l’impression qu’une bouffée d’air frais traversait la maison. Pendant les jours qui ont suivi, je me suis surprise à sourire sans raison, le cœur en joie. Et j’ai fini par comprendre que l’amour de la musique,  que nous partageons et qui coule dans nos veines, était à l’origine de cette douce allégresse.

L’idée de souligner l’événement par un article et un extrait du CD est venue tout naturellement.

  Voici donc Le Pont-Vieux, la première chanson
de l’album Chansons-Pendules

 

________

 

Notes biographiques

Pour faciliter la rédaction de ce texte, j’ai proposé à Gilles de lui soumettre quelques questions, notamment pour savoir dans quelles circonstances il avait rencontré ses deux collaborateurs, Mario Gratton et Jean Dumont, et commencé à travailler avec eux.

À celles et ceux qui aimeraient  faire un  voyage éclair dans le temps, avec ou sans nostalgie, voici donc en vrac quelques notes biographiques basées sur les réponses de Gilles à mes questions.

Tout a commencé quelque part au cours des années ’60 avec le groupe The Clouds, qui réunissait Guy Lebel (voix), François Dubé (guitare),  Marc Sénécal (guitare et basse électrique) et Gilles Legault (batterie).   Après quelques remaniements, arrivées et départs, Paul Lacasse s’est joint au groupe, en tant que guitariste, ainsi que Mario Gratton, qui a troqué sa guitare pour une basse électrique. Le groupe a par la suite changé de nom une dizaine de fois pour finalement adopter celui de « Orchestre Savonnique ».

Paul, Mario et Gilles se sont alors retrouvés, et c’est à la suite d’une annonce parue dans le journal le Droit, en 1974, que le groupe Nous Autres a donné son premier spectacle au Berceau des Artistes, sur la rue Laurier, à Hull.

Mario, grand admirateur du bassiste, contrebassiste et compositeur de jazz allemand Eberhard Weber, a continué de donner des spectacles avec le groupe, entre autres au Théâtre de l’Île et à CJOH, tout en accompagnant des artistes comme Micheline Scott et Philippe Legault, le groupe Triton et le Larry Gentle Band. 

Septembre 1975 a été un moment important. Le très talentueux Philippe Legault a demandé au groupe de se joindre à lui et à Mario pour interpréter la musique de scène de la pièce de théâtre Citrouille, de Jean Barbeau, dans le cadre des activités d’inauguration du nouveau Cégep de l’Outaouais. Paul et Gilles ont ajouté au programme la pièce instrumentale Norma Jean Baker, aussi connue sous le nom de « Blanc-Blême ».

Mireille Lavoie et Frédéric Hodgson recrutaient alors des artistes de la région, des deux côtés de la rivière, pour former un regroupement de musiciens et de formations musicales. C’est la musique de la pièce Citrouille qui les a incités à inviter Philippe Legault et le groupe Nous Autres – incluant Robert T. Villeneuve, du groupe Syncope – à se joindre au regroupement, auquel le nom « Connivence » a été donné.

Au fil des ans, plusieurs musiciens ont fait partie, avec Gilles,  du groupe Nous Autres : Paul Lacasse, Philippe Legault, Valérie Munn, Frédéric Hodgson, Mario Gratton et Robert T. Villeneuve.

Il y a eu également le duo Legault-Hodgson (Gilles et Frédéric), souvent accompagné de Robert T. Villeneuve, à la basse « fretless », la participation de Gilles au regroupement et aux albums Connivence et  l’album Chansons Secrètes, en 1981, dont Gilles dit qu’il n’aurait pas pu exister sans le travail de Frédéric.

En 1984, lors d’une répétition au Café Aux Trois Canards avec Charles Fairfield, du groupe Oasis,  Gilles a fait la rencontre du poète Jean Dumont, qui lui a remis un texte à cette occasion. C’est ce qui a marqué le début d’une longue collaboration chansonnistique. Gilles et Jean ont par la suite élaboré deux œuvres dramatico-lyriques : Jack Chambers… un musical, et le Pont-Vieux, dont certaines chansons figurent sur l’album Chansons–Pendules.

Mario et Gilles se connaissent depuis leur troisième année d’école primaire. Depuis ce temps, ils ont partagé leurs goûts, des idées, des lectures et des musiques.

En tant qu’artiste, Gilles travaille toujours de la même façon depuis l’âge de 13 ans. Le seul moment où il ressent le temps-passé est lorsqu’il passe devant une fenêtre et qu’il y voit son reflet.   

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