Appel aux compositeurs

Appel à tous pour mettre en musique le poème Les cosmos

Avec ce très beau poème de Michel Boileau, un auteur de l’Outaouais, nous inaugurons une nouvelle catégorie qui sera consacrée à des textes inédits.

Si Les cosmos ont touché votre cœur ou votre imagination, faites-nous le savoir. Si vous avez une musique et/ou des images à proposer pour compléter ce texte, écrivez-nous.

Les cosmos

Les cosmos aériens descendent des étoiles,

Se posent sur mon mal, ma douleur animale.

Les cosmos aériens, qu’ils soient roses, jaunes ou mauve,

Ont donné à mon cœur comme une couleur fauve.

Les cosmos sulfureux, déguisés en fleurs frêles,

Ont su s’accommoder d’un terreau de dentelle

Pour durer dans ma tête le temps d’une saison,

Printemps déraisonnable sans gage de moissons.

 

Les cosmos aériens descendent des étoiles,

Se posent sur mon mal, ma douleur animale.

Les cosmos aériens, qu’ils soient roses, jaunes ou mauve,

Ont donné à mon cœur comme une couleur fauve.

 

Quand pour seul avenir j’aurai que des souv’nirs,

Quelques pages jaunies, ma peine venue tarir,

Et au bout de mes larmes, des jeux inanimés,

Je devrai m’y résoudre, nous ne sommes plus en mai.

Mais si alors je prends la chaleur des ampoules

Pour celle du soleil recraché par les foules

Je serai invincible, sans honte et sans gêne,

Et viendrai  te cueillir comme une fleur amène.

 

Les cosmos aériens descendent des étoiles,

Se posent sur mon mal, ma douleur animale.

Les cosmos aériens, qu’ils soient roses, jaunes ou mauve,

Ont donné à mon cœur comme une couleur fauve.

 

À l’ombre de ces fleurs à nulles autres pareilles

Cosmos évanescents, féminins pluriels,

Si l’odeur des parfums te donne la nausée,

Fleurer tes phéromones oserai-je enfin oser?

Faut éteindre les lumières, étouffer les fragrances,

Rallumer le mystère et, comme repentances,

Regretter les oublis, évoquer les omis.

L’espace est trop étroit pour compter des ovnis.

 

Les cosmos aériens descendent des étoiles,

Se posent sur mon mal, ma douleur animale.

Les cosmos aériens, qu’ils soient roses, jaunes ou mauve,

Ont donné à mon cœur comme une couleur fauve.

 

Et quand il aura plu dans ton regard éteint,

Les pourtours de ton corps que j’aurai tant étreint

Cacheront mes envies de me vouloir en vie

Où tu ne seras plus, où je serai maudit.

Les cosmos aériens, descendus des étoiles,

Seront alors fanés, couchés sur une toile,

Que plus jamais personne ne touche ni ne retouche.

Je poserai alors mes lèvres sur ta bouche.

Les cosmos aériens descendus des étoiles,

Se poseront sur mon mal, ma douleur animale.

Les cosmos aériens, qu’ils soient roses, jaunes ou mauve,

Donneront à mon cœur comme une couleur fauve.

 cosmos

Photo : open-arms (flickr)

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